Article écrit par Cosme Lorizon

La fin d’une ère
Ainsi s’est effacé un homme qui avait été élu pour refermer ce que devait être la parenthèse ouverte par le mandat de Donald Trump, rétablir le respect de l’État de droit et des usages ou des codes politiques et diplomatiques bousculés par son prédécesseur, rassembler son pays et réduire les fractures politiques américaines. Le pays dont a hérité Joe Biden le 20 janvier 2021 était un pays en crise, qui venait de vivre la transition du pouvoir la moins pacifique de son histoire, un pays submergé par une vague de COVID d’une ampleur inouïe, un pays en guerre commerciale avec la Chine et dont la crédibilité internationale avait été entamée par les saillies d’un Président bien plus à l’aise à discuter avec des dictateurs que de négocier avec ces embarrassants alliés qu’il n’a cessé d’éloigner et de diviser.
Le 20 janvier 2025 ; c’est finalement son propre mandat et sa propre administration qui passent pour être une parenthèse entre deux mandats du tempétueux Donald Trump. À l’occasion de son discours d’adieu, mercredi soir, Joe Biden a tiré le bilan de son mandat ; le mandat le plus législativement prolifique et important depuis celui de Lyndon Johnson en 1969. Se gargarisant de ses réussites et éclipsant ses échecs, le quasi émérite président américain a lui-même frappé son héritage du sceau de la réussite, admettant du bout des lèvres quelques échecs et reconnaissant un délai entre les décisions prises et leurs effets : « Il faudra du temps pour ressentir pleinement l’impact de tout ce que nous avons fait ensemble » a-t-il ainsi déclaré à l’occasion de son allocution.
Le « lame duck president » (selon l’expression consacrée) a soigneusement évité de mentionner la principale conséquence de son mandat, et donc son échec le plus patent ; le retour au pouvoir de son antithèse : Donald Trump. Celui-là même que Biden se vantait d’avoir été le seul à battre et dont il refusait de prononcer le nom lors de son entrée en fonction s’installera pour la seconde fois à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025. Doté de pouvoir plus étendus qu’à l’accoutumée (mais qui restent faibles), sûr de son impunité, s’appuyant sur un parti républicain à sa main, une majorité docile au Congrès et une Cour suprême dominée par ses affidés, le président-élu va s’empresser de défaire tout ce qu’il pourra des réalisations de l’administration sortante tout en s’attribuant les succès, qui arriveront sous peu, de la politique de son prédécesseur.
Un pouvoir solitaire
Pendant quatre années, Joe Biden et son administration ont exercé le pouvoir avec de bonnes intentions mais ces dernières sont toutefois rarement suffisantes en politique. Joe Biden a également exercé son pouvoir avec une bonne dose d’orgueil, attisé par le sentiment d’avoir été sous-estimé pendant toute sa carrière en particulier par la très imposante figure de Barack Obama qui lui a préféré Hillary Clinton en 2016, avec le résultat qu’on connaît.
Parvenu à l’âge où d’autres prennent leur retraite à un poste qu’il avait convoité presque depuis le début de sa vie politique, Joe Biden a rapidement oublié ce que son élection devait aux circonstances. Le plus vieux président de l’histoire des États-Unis, arrivé au pouvoir 4 ans trop tard pour lui-même, a oublié à quel point son élection était la conséquence d’une majorité de rejet de son prédécesseur ; préférant voir dans son accession au pouvoir la reconnaissance tardive de ses qualités très souvent sous-estimées. Se targuant de ses quarante années passées au Sénat et de ses huit ans de vice-présidence, Biden s’est entouré d’un cabinet composé de proches collaborateurs plutôt que de poids lourds capables de lui opposer des avis divergents. Dès 2021, il s’est lancé tambours battants dans d’ambitieuses et visionnaires réformes économiques. Le président démocrate a repris une partie du legs économique de Donald Trump tout en apparaissant infléchit sa politique (avantage de prendre le pouvoir derrière un jusqu’au boutiste) ; volontiers protectionniste, dépensant sans compter l’argent public, l’administration Biden a appliqué un programme de relance keynésien légèrement à contretemps ; l’inflation, qui s’est rapidement envolée, a suffi à discréditer auprès de l’opinion ses réussites pourtant nombreuses.

Un très bon legs intérieur
On peut citer en premier lieu le nécessaire plan d’investissement de 1200 Mds de $ en infrastructures dans un pays dans lequel les grands travaux ont toujours été le talon d’Achille économique. Même vidé de son pan social, l’accord bipartisan a été une grande victoire pour Joe Biden. En second lieu et surtout, l’Inflation Réduction Act, un plan de 2250 Mds de $ visant à stimuler la politique industrielle et a générer un flot d’investissements sans précédent, contribuant à revitaliser des territoires isolés et plaçant les États-Unis dans les leaders des technologies vertes est et restera la pierre angulaire de la politique économique de Joe Biden et son plus grand legs. Ensuite, grâce au Chips & Science Act, 450 Mds de $ d’investissements privés ont été générés dans le secteur hautement stratégique des semi-conducteurs, permettant de s’installer dans la compétition mondiale et de mettre fin à l’hégémonie chinoise et surtout taïwanaise sur la question. Il faut souligner que les objectifs de la politique de Joe Biden (industrialisation, transition écologique, transition numérique, souveraineté technologique ou grands travaux) ont préparé son pays aux défis les plus importants qui attendent l’humanité dans les descendre à venir. Pendant ce temps, les Européens ont bien tenté de l’imiter, avec un succès relatif, prisonnier des dogmes de la concurrence de la Commission européenne et de faux-débats sur le plan national. Une réponse européenne a l’IRA a été souvent souhaitée mais jamais adoptée par exemple.
Également sur le plan intérieur, mais cette fois-ci hors de sa volonté, bien que ce fut une chance inespérée pour lui, la Cour Suprême a, le 24 juin 2022, opéré un revirement sur sa jurisprudence Roe v. Wade, revirement aux conséquences politiques nationales et mondiales. Cette décision politique d’une Cour Suprême conservatrice a parmi ses multiples conséquences, rééquilibrer la balance dans la course au Congrès pour les midterms, redonnant une dynamique aux démocrates. La faible majorité républicaine issue des élections de 2022 a eu pour conséquence une quasiparalysie de la chambre basse du Congrès en raison de la division des Républicains qui ont offert le calamiteux spectacle de leur désunion avec l’élection au quinzième tour seulement de Kevin McCarthy comme Président de la Chambre des Représentants ; lequel se fera censurer 8 mois plus tard pour avoir été trop tendre avec les démocrates. Remplacé par Mike Johnson, élu au quatrième tour de scrutin, McCarthy restera comme le symbole des victimes républicaines du trumpsime. Le renversement de Roe v. Wade a aussi été une très bonne nouvelle pour la Vice-Présidente Kamala Harris, qui cornerisée par le premier cénacle de Joe Biden sur la très délicate question migratoire, était restée discrète dans la première partie du mandat. Investie par le Président, en tant que femme, de porter le sujet de l’avortement, elle monta au filet et marqua des points dans l’opinion démocrate en apparaissant comme la défenseure des progrès sociaux et comme la bête noire des républicains les plus conservateurs, un détail qui comptera pour l’avenir.
L’échec majeur de l’administration Biden en politique interne fut la censure du projet d’annulation de la dette étudiante par la Cour Suprême, une censure que le Président tenta de contourner par décret présidentiel, sans succès, et qui laissent les Américains prisonniers de leurs dettes, un problème qui finira par exploser tôt ou tard. Le bilan législatif de Joe Biden est donc prolifique et historique. Il a fait plus en 4 ans que Barack Obama et Bill Clinton en 8, le tout avec pour base l’héritage discutable de l’administration Trump. Pourtant réputés sujets tabous aux États-Unis, les démocrates ont même réussi à faire passer des textes en faveur de la défense de l’environnement et une loi pour réguler la vente des armes ; des succès bienvenus et inespérés.

Une politique étrangère décousue
Si sa politique nationale est un succès dont les fruits mettront du temps à mûrir, le bilan est en revanche bien plus nuancé en matière de politique étrangère ; non de la faute d’un manque de vision stratégique mais en raison des événements qui ont bousculé et déstabilisé la position des États-Unis de Joe Biden. La vision globale de Joe Biden et de son Secrétaire d’État Anthony Blinken était de poursuivre le pivot vers l’Asie engagé par Hillary Clinton et Barack Obama en 2011 et prolongé par Donald Trump entre 2017 et 2021. Ce pivot, si elle n’a rien de surprenante compte tenu du rôle de compétiteur stratégique pris par Pékin vis-à-vis de Washington et compte tenu de la vue et revue course entre puissance montante et déclinante, a toutefois été limité et ralentit par des crises qui ont contraint les États-Unis a réaffirmé leur présence en Europe et au Moyen-Orient, deux espaces stratégiques qu’ils quittaient pourtant sur la pointe des pieds.
La continuité entre Donald Trump et Joe Biden a aussi eu des conséquences sur la posture américaine dans le monde. Si le démocrate a rétabli des relations avec les alliés européens et asiatiques bousculés par son prédécesseur, il a repris, avec les conséquences catastrophiques induites, le plan négocié par son prédécesseur pour retirer unilatéralement les troupes américaines d’Afghanistan. Cette décision peut certainement s’analyser comme une volonté de rétrospectivement donner tort à un Barack Obama qui avait refusé de suivre le sage avis de retrait de son Vice-Président en 2008, à une période où un tel retrait n’aurait pas conduit à l’effondrement immédiat du pouvoir fantoche installé par les Américains à Kaboul. Le départ chaotique des troupes américaines de ce pays, abandonnant leurs alliés et même leurs ressortissants en août 2021, suivi par le retour immédiat des talibans au pouvoir a été un séisme au sein du complexe militaro-industriel américain, pour les alliés des États-Unis mais a surtout été la preuve, pour les adversaires stratégiques de Washington, d’un affaissement de la puissance américaine, un message que Vladimir Poutine saura comprendre. Dans l’opinion américaine, la cote de popularité du Président plonge alors pour ne jamais remonter. La calamiteuse évacuation de Kaboul est le premier échec de politique étrangère d’un Président qui n’a jamais cherché à faire de la diplomatie sa première mission (bien qu’elle le soit devenue par la force des choses) mais qui se targuait de sa grande expérience dans ce domaine. D’autres lui succèdent, mélange de malchance et de l’effet psychologique désastreux créé sur la scène internationale par la débandade afghane.
L’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022 a été la crise suivante. Les messages envoyés avant la guerre à Moscou par l’administration Biden, qui a multiplié les mesures d’apaisement, prévenant même la Russie qu’elle n’interviendra pas militairement en cas d’attaque et dépêchant des diplomates à Moscou n’ont pas été très dissuasifs pour Vladimir Poutine. À la suite de l’invasion, et après un délai de 3 jours destiné à tester la résistance du pouvoir ukrainien, les États-Unis ont réagi avec une fermeté et une efficacité jamais vue face à la Russie depuis la fin de la guerre froide, rassemblant les alliés de l’OTAN et organisant une aide militaire massive qui permet encore aujourd’hui à l’Ukraine de résister à l’envahisseur.
Le voyage de Joe Biden à Kiev, traversant un pays en guerre en train, aurait dû rester comme un moment symbolique de sa présidence. Il a été largement occulté par les tergiversations stratégiques et les hésitations politiques du Président, qui a limité les armements livrés à l’Ukraine par crainte d’escalade, avant de finalement les lui fournir. Joe Biden n’a jamais été capable d’articuler les buts de la guerre, donnant l’impression de gérer une crise en espérant qu’elle se résolve toute seule et dépensent sans compter des milliards de dollars et envoyant des Ukrainiens directement dans les charniers dans le but illusoire de faire plier une puissance nucléaire, le tout en refusant de négocier quelque compromis que ce soit. L’attaque terroriste du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a vu le massacre de civils israéliens, a, enfin, été le dernier clou dans le cercueil de Joe Biden, projeté contre son gré dans une crise au Moyen-Orient dont aucun diplomate ni homme politique ne peut sortir grandi (excepté Donald Trump) et qu’il avait espéré pouvoir ignorer. L’aide américaine massive et le soutien diplomatique apportés par Joe Biden et Anthony Blinken à Israël leur a coûté le soutien d’une partie de l’opinion démocrate, horrifiée par les massacres de civils et les crimes de guerre israéliens commis à Gaza, sans pour autant lui valoir la reconnaissance de Benyamin Netanyahu, avec qui les relations sont très tendues et qui ignore ses appels à limiter les dégâts. De plus, les États-Unis, par leurs tergiversations sur les décisions de la Cour Pénale Internationale autant que par leur revirement sur cette question entre les mandats d’arrêt émis à l’encontre de Vladimir Poutine et de Benyamin Netanyahu ont fini de discréditer la posture morale du gendarme américain, posture déjà affaiblie par l’invasion de l’Irak.
En Asie, où la puissance chinoise n’a cessé de grandir, l’administration Biden fait preuve de plus de cohérence. Le renforcement des alliances régionales face à ce grand rival des États-Unis est à mettre au crédit d’une approche plus efficace des questions internationales que l’unilatéralisme de Donald Trump, en témoigne le renforcement d’alliances telles que l’AUKUS.
Joe Biden a toutefois lui aussi apporté régulièrement sa dose de perturbations comme en répétant que les États-Unis viendraient à la défense de Taïwan ou lorsqu’il traita Xi Jinping de dictateur juste après un entretien avec ce dernier en marge du sommet de l’APEC, laissant son administration démentir ses déclarations. Et, surtout, les mesures concrètes manquent souvent. Face à la remise en cause de l’ordre mondial par la nouvelle alliance que Pékin a formée avec Moscou, avec l’appui de Téhéran et de Pyongyang, et face à la montée de la puissance navale chinoise dans la région Indo-Pacifique, aucun programme de réarmement américain n’est lancé.

Un homme d’état et non politique
Après l’inflation et les crises internationales, Joe Biden a également trébuché sur la centrale question migratoire. Après avoir détricoté l’indigne et illégal héritage de Donald Trump en la matière, Joe Biden a délaissé cette problématique et s’est laissé attaquer par les attaques de plus en plus véhémentes de Donald Trump et des républicains de façon plus générale comme Greg Abott, le gouverneur du Texas, contre sa politique migratoire. Cette incapacité à endiguer le flot verbal de son adversaire, dont l’ombre a plané sur tout son mandat, l’a placé sur la défensive quasiment depuis sa prise de fonctions. Tantôt prétendant ignorer Trump, tantôt le présentant comme un danger mortel pour la démocratie américaine, Joe Biden lui a pourtant fourni la plupart des thèmes qui ont servi à son retour au pouvoir, en refusant d’écouter les avertissements sur l’inflation, de se préoccuper de la crise de l’immigration clandestine avant qu’il ne soit trop tard, ou d’écouter les généraux qui lui expliquaient que le retrait d’Afghanistan risquait d’entraîner la chute de ce pays et le retour des talibans. En politique étrangère comme en campagne électorale, Joe Biden a été à la tête d’une administration débordée, dont la vision stratégique semblait avoir du mal à s’articuler au-delà de vagues appels à l’union des démocrates et des démocraties.
Une injuste chute
À ces erreurs de jugement s’est ajoutée la faute principale de Biden, qui lui vaut à la fin de son mandat le discrédit au sein de son propre parti. En s’accrochant au pouvoir, et en briguant un deuxième mandat alors même que son déclin physique et cognitif devenait impossible à dissimuler, Joe Biden a scellé la défaite de son camp tout en entachant le bilan de sa présidence. Son débat désastreux face à Trump, qui a forcé les démocrates à se rassembler pour changer de candidat en pleine campagne, restera comme le moment le plus pathétique de son mandat et en même temps, tel le chant d’un cygne sachant son heure venu, a permis une transition calme et pacifique à la meilleure candidate possible. Après de longues semaines de guerre interne au parti démocrate, le passage de témoin lui aura rendu son image de grand-père bienveillant.
L’impopularité de Joe Biden et de son administration, qui ont conduit à la défaite finale de Kamala Harris en novembre s’explique par trois critères cumulatifs :
- Beaucoup de mesures prises par Joe Biden mettront du temps à être effectives. Ironie de l’histoire, c’est Donald Trump qui récoltera les fruits de politiques industrielles et d’infrastructures initiées par son prédécesseur, cruelle injustice de l’histoire.
- De plus, malgré l’extrême clarté de sa vision et la cohérence de son action, Joe Biden n’a pas su porter un récit capable de transformer la réalité de ses accomplissements en un nouveau rêve américain.
- Surtout, aux yeux de ses concitoyens, le principal tort de Joe Biden est d’avoir incarné, par sa décrépitude physique et son choix de privilégier la diplomatie à la force, une forme de faiblesse. Une discrétion qui, lorsqu’elle mise en comparaison avec le tonitruant Donald Trump, passe pour de la faiblesse.
Conclusion
En prononçant l’hommage funèbre de Jimmy Carter dans la cathédrale de Washington la semaine dernière, Joe Biden donnait l’impression de se comparer implicitement avec cet autre président démocrate, homme intègre mais malchanceux, subissant des crises dont il n’était pas responsable. Toutefois, et même si cette comparaison sonne juste et que Joe Biden n’a pas déclenché toutes les crises qui ont éclaté au cours de son mandat, son indécision et ses tergiversations contrastent avec l’approche volontaire du Président Carter, ainsi que son éthique profonde. De nombreuses décisions, ou absences de décisions de Joe Biden au cours de son mandat ont nourri l’image d’un président débonnaire et déconnecté, se perdant les parterres de fleurs de la Maison-Blanchet et préférant remporter la finale internationale du concours de lapsus plutôt que prenant des décisions. Reprenant les accents de Dwight Eisenhower face au complexe militaro-industriel en 1961, Joe Biden a mis en garde dans son discours d’adieu contre le danger présenté par le contrôle de l’information par les oligarques de la haute technologie : « Je suis préoccupé par la montée potentielle d’un complexe technologique, qui peut également présenter de réels dangers pour notre pays. Les Américains sont ensevelis sous une avalanche de fausses informations et de désinformation, ce qui favorise les abus de pouvoir. »
Le mandat de Joe Biden s’est ainsi achevé comme il a commencé ; par un émouvant et très bien écrit discours, lu sur un téléprompteur. Dans sa dernière allocution, prononcée mercredi soir depuis ce Bureau Ovale qu’il a si longtemps convoité, et auquel il a tenté de s’accrocher envers et contre tous, le président démocrate a fait appel aux thèmes qui avaient porté sa candidature en 2020 : l’exception américaine, le pays de la liberté, l’endroit du monde où tout est possible et le respect des lois et des institutions. Quatre ans jour pour jour après que son prédécesseur ait quitté Washington, discrédité par l’émeute du 6 janvier 2021 au Capitole, et malgré les promesses de Biden de « rendre son âme à l’Amérique », Donald Trump sera bien de retour à la Maison-Blanche dès lundi prochain, prêt à annuler les décrets de son prédécesseur, tout comme celui-ci avait annulé les siens.
Cosme Lorizon

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